2026, l’ère de la clarté
Après quelques années de doutes et de slalom, 2026 pourrait-elle être le début d'une trajectoire résolument durable ? Espérons, que l'on se rende collectivement à l'évidence !
Nous clôturons une année qui n’aura été facile ou agréable pour personne ou presque. Et plutôt que de faire un énième récapitulatif des avanies qui menacent et celles qui sont d’ores et déjà assurées de nous tomber sur le coin de la figure l’an prochain…
Prenons un peu de hauteur et jetons un œil à la trajectoire plutôt qu’aux nids de poule.
La mondialisation ? Quelle mondialisation ?
Les historien.ne.s se chamailleront pour savoir qui est le responsable de la fin de l’époque de la mondialisation, tant les candidats au titre sont nombreux. Retour aux sphères d’influence, perturbation du signal prix sur tous les approvisionnements stratégiques, escalade verbale (au mieux) sur les règles du commerce international…
La période où il suffisait d’aller chercher le moins cher quelque part pour être assuré d’un profit est terminée. Attendez vous à entendre de plus en plus parler de souveraineté économique, que ce soit par choix ou par défaut.
Le “bon sens” est un drapeau blanc
Après avoir connu des années fastes sur la préservation de la seule planète à laquelle on ait accès, les réglementations et les ambitions s’érodent plus rapidement qu’un trait de côte sur la façade Atlantique. Et avec systématiquement la même justification “il faut revenir au bon sens” … Autrement dit, se rabibocher avec un “business as usual” auquel plus personne ne croit.
Fondamentalement, celles et ceux qui nous gouvernent sont à court de lendemains.
Ils et elles essaient de réenchanter un modèle de société qui ne tient que grâce à une abondance qui n’existe plus. Et dans ce moment Gramscien, même les monstres brandissent l’étendard du “bon sens” comme bouée de sauvetage.
La capitulation en rase campagne face à un changement de monde n’a jamais laissé de traces glorieuses dans l’histoire. Et cette fois-ci ne fera pas exception.
There is -no- alternative
L’ironie de reprendre la punchline de la dame de fer qui alors essayait de faire passer au forceps une vision fantaisiste de l’économie est une douceur de saison !
Face aux coups de menton, aux coups de pression, aux coups de Trafalgar et aux coups de déprime… La physique de notre monde se rappelle à nous chaque jour un peu plus et les secteurs qui sont encore en train de se demander comment esquiver la vague se rendent compte que c’est un tsunami qu’ils ont face à eux.
Et plus ils attendent, plus rude sera la secousse.
La prochaine ruée vers l’or est déjà à ébullition
Celles et ceux qui espèrent un salut de la nouvelle machine à croissance explosive perdent leur temps. Que ce soit du fait d’un essoufflement des investissements à perte, du fait d’une crise sur les matières premières ou du fait de l’impossibilité jusqu’à présent de démontrer une rentabilité…
Il y a fort à parier que la nouvelle IA aux œufs d’or soit un mirage.
Dans un contexte de montée des tensions, une telle rupture pourrait être le point de départ de confrontations globales.
Et tout ceci serait une bonne nouvelle ?
Nous sortons d’une période où l’on pouvait justifier de traîner les pieds voire de s’enfoncer la tête dans le sable le temps que l’orage passe. Ce n’est plus le cas.
La France et l’Europe sont coincées entre des géants qui vont se battre pour les dernières ressources dans un monde qui se dérègle.
N’étant ni superpuissance militaire, ni superpuissance économique, les tentations d’imposer notre volonté au monde par la coercition financière ou militaire sont tellement délirantes que personne n’ose l’évoquer dans nos débats publics.
Donc il nous reste la durabilité et la résilience.
Et ça, c’est une bonne nouvelle !
Passez toutes et tous de belles fêtes de fin d’année ! Faites le plein de présence de vos proches, de calme et de beaucoup trop de calories.
L’année qui s’annonce sera un nouveau marathon et vous aurez certainement besoin de toutes vos forces !
A l’an prochain !




