Pour rester crédible et audible dans un monde qui se tend, les mouvements de transition doivent dépasser leur posture morale idéaliste pour créer des consensus.
Au delà de la morale, il y a un argumentaire intéressant de Baptiste Morizot et Laurent Neyret sur la nécessité d'inscrire dans le droit l'habitabilité de la planète. Leur argumentaire ? La seconde guerre mondiale et ses atrocités nous ont amené à inscrire la dignité humaine dans le droit. A présent, les excès en tous genre amenant à la destruction des conditions d'habitabilité de la planète nous amènent à faire un pas supplémentaire : décider que l'habitabilité est aussi un sujet si important qu'en droit, il vaut aussi en matière pénale, si important qu'on peut punir d'emprisonnement ceux qui le compromettent. On en approche avec la cour de Justice Internationale qui s'est prononcée l'année dernière, et avec le Vanuatu qui vient de faire voter à 141 voix contre 8 la nécessité pour les états d'agir pour le climat. Reférence livre : https://www.babelio.com/livres/Neyret-Liberte-dignite-habitabilite--Donner-au-siecle-la/2023736
Inscrire notre environnement dans la loi n'est pas une question morale dans le sens où elle n'est pas déconnectée de nos conditions de vie. C'est une évidence dès lors que l'on prend du recul et que l'on se pose la question de nos conditions d'existence.
Partir de l'habitabilité me semble un peu fragile puisque compliqué à définir simplement. Donc ce serait la porte ouverte à des batailles de jurisprudence homériques, mais ce serait un début.
Je serais plus partisan d'inscrire dans la loi une valeur nominale à chaque type de capital naturel avec charge à ceux qui le consomment, l’abîment ou le détruisent de payer pour remettre en l'état. Mais arriver à faire accepter ça va encore être une bataille de longue haleine !
Au delà de la morale, il y a un argumentaire intéressant de Baptiste Morizot et Laurent Neyret sur la nécessité d'inscrire dans le droit l'habitabilité de la planète. Leur argumentaire ? La seconde guerre mondiale et ses atrocités nous ont amené à inscrire la dignité humaine dans le droit. A présent, les excès en tous genre amenant à la destruction des conditions d'habitabilité de la planète nous amènent à faire un pas supplémentaire : décider que l'habitabilité est aussi un sujet si important qu'en droit, il vaut aussi en matière pénale, si important qu'on peut punir d'emprisonnement ceux qui le compromettent. On en approche avec la cour de Justice Internationale qui s'est prononcée l'année dernière, et avec le Vanuatu qui vient de faire voter à 141 voix contre 8 la nécessité pour les états d'agir pour le climat. Reférence livre : https://www.babelio.com/livres/Neyret-Liberte-dignite-habitabilite--Donner-au-siecle-la/2023736
Inscrire notre environnement dans la loi n'est pas une question morale dans le sens où elle n'est pas déconnectée de nos conditions de vie. C'est une évidence dès lors que l'on prend du recul et que l'on se pose la question de nos conditions d'existence.
Partir de l'habitabilité me semble un peu fragile puisque compliqué à définir simplement. Donc ce serait la porte ouverte à des batailles de jurisprudence homériques, mais ce serait un début.
Je serais plus partisan d'inscrire dans la loi une valeur nominale à chaque type de capital naturel avec charge à ceux qui le consomment, l’abîment ou le détruisent de payer pour remettre en l'état. Mais arriver à faire accepter ça va encore être une bataille de longue haleine !